Les créateurs, les plateformes et le public : chercher ensemble plutôt que subir

CHUTE DE VISIBILITÉ SUR FACEBOOK

On voit régulièrement des créateurs constater une rupture du nombre de vues sur Facebook, parfois pendant plusieurs jours ou semaines. Cela ne prouve pas une cause unique. Le savoir-faire ne disparaît pas en quelques jours.

J’ai observé dans mes résultats que la plateforme privilégiait le public local.

Facebook distribue bien aux personnes qu’il connaît déjà mais beaucoup moins aux nouveaux.

Facebook est une plateforme très orientée vidéo, interaction rapide, commentaires. Un long texte illustré démarre avec un handicap.

MES SUGGESTIONS

Les sujets sont-ils cohérents avec des publications régulières et travaillées ?

Il faut garder le rythme, la motivation, la qualité et la régularité.

Il faut parfois penser à développer un site web car il peut garder accessible les publications durant plusieurs années alors que sur Facebook, la vie est souvent de quelques heures ou quelques jours. Facebook peut servir de porte d’entrée.

Les plateformes actuelles changent beaucoup. Cela crée un sentiment d’instabilité pour les créateurs.

Faire de Facebook un amplificateur quand il fonctionne, mais ne plus dépendre uniquement de lui. Si l’algorithme offre 60 000 vues, tant mieux. S’il n’en offre que 2 000, le travail continue d’exister sur le site, où il peut être découvert des mois ou des années plus tard. C’est cette stratégie qui me paraît la plus robuste à long terme.

CRÉER, C’EST DÉJÀ VIVRE

Il existe des milliers de façons de créer.

Certains peignent des tableaux, d’autres cultivent un jardin, fabriquent un meuble, écrivent un livre, imaginent une entreprise, restaurent une vieille maison ou partagent simplement leur expérience.

Chaque création raconte un peu de celui ou de celle qui l’a imaginée.

Cette chanson est dédiée à tous ceux qui osent transformer une idée en réalité, sans savoir exactement où leur chemin les conduira.

LES PAROLES DE LA CHANSON

Couplet 1

Tout commence par une étincelle,
Une idée qui frappe un beau matin.
Elle paraît parfois irréelle,
Mais elle cherche déjà son chemin.

On avance sans carte ni modèle,
Le cœur rempli de mille pourquoi.
Chaque erreur devient une passerelle,
Vers un horizon qu’on ne voit pas.

Refrain

Créer, c’est déjà vivre,
Ouvrir une porte au hasard.
Suivre une étoile qui fait vibrer
Les rêves cachés quelque part.

Créer, c’est déjà vivre,
Même si personne ne comprend.
Car chaque idée qui prend la route
Change un peu le monde en avançant.

Couplet 2

Certains sculptent le bois ou la pierre,
D’autres sèment des fleurs au printemps.
Il en est qui dessinent la lumière,
Ou bâtissent des projets lentement.

Un jardin, une chanson, une histoire,
Une photo, un vélo, un métier…
Chaque passion écrit sa mémoire,
Sans jamais demander la permission d’exister.

Refrain

Créer, c’est déjà vivre,
Ouvrir une porte au hasard.
Suivre une étoile qui fait vibrer
Les rêves cachés quelque part.

Créer, c’est déjà vivre,
Même si personne ne comprend.
Car chaque idée qui prend la route
Change un peu le monde en avançant.

Pont

On ne sait jamais où l’on arrive,
Quand une idée commence à grandir.
On apprend pendant que l’on construit,
On découvre en osant partir.

Les rencontres deviennent des lumières,
Les questions ouvrent d’autres chemins.
Et l’on comprend que la plus belle œuvre
Est parfois celle de demain.

Dernier refrain

Créer, c’est déjà vivre,
Laisser parler son cœur profond.
Faire grandir une simple étincelle
Jusqu’à illuminer l’horizon.

Créer, c’est déjà vivre,
Partager sans rien imposer.
Et découvrir, au bout du voyage,
Que l’on s’est aussi créé.

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Les intérêts mutuels de co-financement

La valeur naît souvent de la générosité. La durée naît des intérêts mutuels.

Principe fondamental

Une action de valeur naît d’une envie d’agir.

Au départ, le créateur donne son temps, son énergie, son expérience et investit souvent son propre argent. Cette première étape est normale : elle permet de transformer une idée en réalité et d’en démontrer la valeur.

Mais cette situation ne peut pas durer indéfiniment.

Si le projet apporte réellement un service, attire des visiteurs, répond à un besoin ou crée du lien, il doit progressivement trouver les moyens matériels de poursuivre son développement.

Le financement n’est donc pas une récompense.

C’est une condition de continuité.

Un projet qui repose uniquement sur les ressources personnelles de son créateur restera limité à ses moyens financiers, à son temps disponible et à son énergie. Même une excellente idée risque alors de disparaître.

L’objectif n’est pas d’enrichir le créateur.

L’objectif est de permettre à une action utile de continuer à exister, à progresser et à bénéficier au plus grand nombre.

Le principe des intérêts mutuels

Chaque acteur qui retire un bénéfice du projet peut naturellement contribuer à son maintien.

Chacun y trouve son intérêt.

  • Le créateur apporte l’idée, le travail, la créativité, l’expérience et prend les premiers risques.
  • Les visiteurs apportent leur présence, leurs retours, leurs partages, leurs achats éventuels ou utilisent des liens d’affiliation lorsqu’ils effectuent leurs propres achats.
  • Les sites web valorisent les contenus et peuvent contribuer à leur financement grâce aux partenariats et à l’affiliation.
  • Les plateformes vidéo, comme Dailymotion, bénéficient de contenus qui fidélisent leur audience et peuvent partager une partie des revenus publicitaires.
  • Les réseaux sociaux, comme Facebook, profitent également de contenus qui animent leur communauté et peuvent participer au financement par leurs programmes de monétisation.
  • Les plateformes comme Patreon fournissent les outils permettant l’hébergement, l’organisation et la vente des contenus, tandis que le créateur leur apporte des œuvres susceptibles d’attirer de nouveaux abonnés.

Aucun de ces acteurs ne finance seul le projet.

Ensemble, ils rendent son existence durable.

Une règle de décision

Avant de développer une nouvelle activité, je me pose toujours cette question :

Si cette activité apporte réellement de la valeur, comment chacun des bénéficiaires pourra-t-il naturellement participer à sa pérennité ?

Si cette réponse n’existe pas, le projet restera dépendant de mes seuls moyens.

Ma philosophie

Je ne cherche pas à vendre pour vendre.

Je cherche à créer suffisamment de valeur pour que ceux qui en bénéficient aient naturellement envie de contribuer à sa continuité.

La générosité est indispensable pour lancer un projet.

Mais la durée repose sur des intérêts mutuels équilibrés.

Ce n’est pas une vision matérialiste.

C’est simplement reconnaître qu’une œuvre utile a besoin de moyens matériels pour continuer à rendre service.